Ces ateliers ont pour objectif, sur un an, de vous faire écrire votre premier manuscrit, que ce soit un roman, des nouvelles, de la poésie, ou toute autre genre littéraire.
Même si
vous n'avez jamais écrit, vous serez pris en main pour déclencher votre écriture, et nous vous aiderons à
développer votre imaginaire, vos perceptions, et à découvrir
les potentialités d'écriture qui sont en vous.
Chacun
d'entre nous est capable, avec plus ou moins de talent, d'écrire un
livre. Ecrire se découvre, se travaille, s'apprend, comme
n'importe quel autre art. Et un plaisir immense est au rendez-vous !
Ecrire avec un auteur contemporain
Revisiter
une œuvre,
explorer, approfondir les veines d’écriture qui sont inépuisables, à l’image du
réel qu’aucune œuvre ne prétendrait épuiser. Les auteurs puisent dans la mémoire singulière et collective
les matériaux d’une œuvre féconde dont les trouvailles ne vieillissent pas. Dans le
sillon de ses textes classiques et d’autres moins connus, nous emprunterons quelques-unes
des pistes d’écriture qui tracent dans le réel, sollicite la
mémoire, pour stimuler l’imaginaire et enclencher des processus d’écriture sans
cesse renouvelés.
Autant de
textes qui permettent d’éprouver des stratégies d’écriture, de favoriser l’élan
créatif, de retrouver la fraîcheur d’une première fois, les surprises d’une
exploration, les richesses d’un matériau à la fois unique et générique. Cet atelier
s’adresse à tous ceux qui souhaitent travailler l’écriture du réel, quels que
soient leur connaissance et leur appréciation de l’œuvre contemporaine.
Écrire avec les contes
Le conte
est « doué d’amplitude», écrit Walter Benjamin, et sa narration « longtemps après
sa naissance reste capable d’éclosion». Sans chercher à décrypter ses «
traces » poétiques («… seules les traces font rêver » dit René Char) l’atelier proposera
de plonger dans quelques-uns des innombrables motifs, images, figurations,
mises en scène, qui jalonnent l’itinéraire narratif des contes,
de laisser éclore et se déployer à travers l’écriture les résonances, les
émotions, les rêves et les histoires, réelles ou imaginaires
qu’ils soulèvent en chacun de nous. Contes merveilleux, de sagesse, contes facétieux,
fantastiques, contes d’Europe, d’Asie, d’Afrique… le répertoire est immense,
les recueils très nombreux et pour ne pas nous égarer dans cette
vaste contrée, nous nous guiderons avec des textes d’écrivains explorateurs de l’univers des
contes.
Ecrire le temps
Temps
extérieur, temps mesuré et compté des cadrans et des horloges, mais aussi temps
intérieur, celui des résonances, des effacements, des réminiscences. Ici pas
de de commentaires philosophiques ni scientifiques, mais plutôt une ballade comme
une chanson à danser, une promenade dans le temps, un aperçu de ce qui
fuit et qu’il faut capter, une rencontre autour de quelques-unes de nos interrogations
…Nous partirons à la découverte des chemins ouverts par quelques auteurs : Marcel
Proust, James Joyce, Pierre Bergounioux, Paul Fournel, Christa Wolf, et
d’autres encore. Au temps des temps pluriels, l’enjeu consistera alors à trouver
les mots les plus justes pour faire exister le temps de chacun, en déposer
trace d’écriture et à le porter à la rencontre du texte des autres.
En lisant en écrivant
Si
l’atelier reprend le titre d’un ouvrage de Julien GRACQ, c’est parce que
celui-ci enchaîne les deux verbes, sans ponctuation aucune, tant ils sont
étroitement liés. Sans doute quelques lecteurs restent songeurs
: qu’écrire quand on croit ne rien avoir à dire ?Les livres invitent-ils à
passer à l’écriture ? La réponse est:
« On écrit d’abord parce que d’autres avant vous ont écrit. »L’atelier met
donc en réseau des écrivains qui réfléchissent à un même thème, l’écriture, en
commençant par ceux qui écrivent, non sans humour, sur les auteurs qui
renoncent à écrire (Vila-Matas, Borges).Écrire… mais sur quoi encore ?A
l’inverse de ces écrivains, allons à la
rencontre de curieux personnages atteints par l’étrange maladie
de l’écriture. Repérer le silence d’un auteur au fil d’un récit et le combler, inventer la destinée originale des humbles et des grands . Croiser mythologie et modernité,
choisir le flou ou l’extrême
précision du réel. Glisser dans l’absurde du quotidien, tresser l’intime et le pouvoir. Trouver
d’autres mots, changer de langue, pour dire l’Histoire en marche et la rendre
intelligible. Et pour terminer cette réflexion sur l’écriture et/ou la vie,
écrire sur le voyage vertigineux de la mémoire.
Des
lectures, des idées et des stratégies d’écriture.
Petite et grande histoire
On n’écrirait rien si on n’avait pas au préalable beaucoup lu pas seulement des livres bien sûr, mais aussi la vie, le temps qui passe, les événements proches ou lointains qui ont lieu, et les autres, tant dans leurs paroles que dans leurs agissements, leur comportement, leur visage et leur corps, et soi-même, pétri dans la même boue que tous les autres ». En compagnie d’écrivains témoins de leur temps, chroniqueurs, voyageurs, diaristes, biographes nous emprunterons des chemins d’écriture qui permettent de parcourir des fragments de vie individuelle comme les grandes lignes de l’histoire collective, explorant les territoires où la « petite histoire » vient se greffer sur la grande. Nous nous laisserons surprendre par les révélations d’une démarche qui mêle et croise aventure singulière et destin collectif, voyageant dans l’espace et le monde mais aussi dans le temps. Une déambulation littéraire qui permet au narrateur de se faire à son tour témoin, chroniqueur, nouvellistes dépositaire enfin d’une mémoire vivante et inédite de son temps. Quelques auteurs de référence : Danièle Sallenave, Pablo Neruda, Jean-Marie G. Le Clézio, Henry Bauchau, Georges Perec, Annie Ernaux, Charles Juliets, mais aussi des écrivains d’ailleurs, ainsi que des matériaux d’actualité : faits divers, articles de presse, journaux intimes, faits de sociétés.Récit de voyage
« Le narrateur monte aux remparts. Et le vent avec lui. » (Saint-John Perse).Cet atelier propose aux participants de « monter aux remparts » de leur narration, après le voyage, en élaborant un récit à partir de leurs notes ou de leurs carnets de route.
Ecrire l’après-voyage, c’est poursuivre le voyage. Chercher encore le vent qui l’accompagnait, la lumière qui l’éclairait. C’est aussi continuer à creuser la question personnelle qui était sous-jacente au voyage : quelle était la raison du départ ? Et qu’a-t-on trouvé qui serait l’objet de la quête, ou ne le serait pas ?
Une soirée ne permet pas, bien entendu, d’écrire tout un récit de voyage. Mais les démarches proposées offrent aux participants des outils pour organiser leurs notes ou exploiter leur documentation, effectuer leurs choix narratifs et décider de la composition de leur récit. Ils repartent chaque semaine avec un chantier largement entamé, de nombreuses pages écrites, d’autres en projet d’écriture et le plan détaillé de l’ouvrage à venir. De nombreux textes d’écrivains voyageurs (d’un « humble » pionnier comme René Caillié dans le premier tiers du 19ème siècle jusqu’à des auteurs plus proches de nous et plus consciemment écrivains comme Nicolas Bouvier ou Bruce Chatwin…) sont convoqués pour ouvrir des pistes de réflexion : stratégie et place du narrateur, statut de l’invention, usage de la digression…
Voyages immobiles
« Au journaliste Pierre Lazareff, qui émettait des doutes sur la réalité de son voyage en Transsibérien, Blaise Cendrars répondit « Qu’est ce que ça peut te faire, puisque je vous l’ai fait prendre à tous ! »Comme Cendrars, de nombreux écrivains nous ont fait voyager sans quitter leur table de travail, de Chateaubriand à Emmanuel Carrère, situant l’action de certaines de leurs oeuvres dans des lieux où ils n’étaient jamais allés.
A notre tour, devenons pour quelques heures des voyageurs immobiles.
Avec guides et cartes, internet et photos, et toute notre mémoire littéraire et cinématographique, entraînons nos futurs lecteurs de contrées en pays étrangers.
Littérature fantastique
Cet atelier propose de donner forme à tous les personnages, créatures, situations qui peuplent l’imaginaire et que l’on qualifie généralement de bizarre, étrange, surnaturel, inquiétant… L’écriture va s’engager dans des sentiers où l’ordinaire et l’extraordinaire se chevauchent, dans cet espace où la Raison se met en sommeil pour laisser la place à toutes les fantaisies, qu’elles soient macabres, grinçantes, décalées, grotesques…Bien sûr, loin d’être seuls avec ces créatures, des auteurs de la littérature fantastique nous accompagneront :Theodore Sturgeon, Richard Matheson, H.P. Lovecraft, Daphné du Maurier, Ira Levin, Robert Bloch et évidemment, le King (Stephen)L’art du suspense
Que dire au lecteur pour le maintenir en haleine et que ne pas lui dire ? Comment créer la « pente » qui l’entraînera à coup sûr vers la surprise qu’on lui réserve ? Ce module technique en un trimestre permet de se confronter aux subtilités du travail du suspense (psychologique, policier…) dans un texte de fiction .L’atelier s’adresse aux participants qui ont déjà suivi au minimum un atelier régulier, voire un cycle de création sur la nouvelle ou le roman. Ceux qui sont en cours d’écriture d’un roman ou d’un recueil de nouvelles, notamment, verront dans les démarches utilisées pour susciter l’intérêt du lecteur une occasion de redynamiser leur propre travail.
A partir d’une proposition d’écriture initiale, chacun s’attache à l’écriture d’une nouvelle à suspense. De brefs apports théoriques viennent nourrir le travail commencé, permettant d’identifier les différents types de suspense et d’affiner son propre choix d’intrigue. Une réflexion sur différents procédés narratifs pour atteindre le climax, exemples d’auteurs à l’appui, aidera chacun à élaborer sa propre formule et les travaux en petits groupes seront autant d’occasions de tester l’effet produit sur des lecteurs privilégiés.
Série noire
Le plaisir du suspense, que nous ne bouderons pas, met en jeu de contraintes d’écriture.Dans le chaos d’une mort scandaleuse, dans les dédales d’une enquête, dans les dits et non-dits des uns et des autres, la personnalité de l’enquêteur est prépondérante. Qui est-il ? Quelle démarche met-il en œuvre pour arriver à la solution ? Et ce tueur, ou cette tueuse ? Des vies, des questions, des surprises, des fausses pistes en chemin.
Construire une nouvelle policière exige une rigueur et un sang-froid semblables à celui des fomentateurs de crime… ou de récit, parfaits, criminel ou écrivain. Pas le droit à l’erreur sous peine d’être démasqué pour le premier, ou de décevoir son lecteur pour le second, ce qui somme toute, serait… criminel.
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